Ariari du jour 

Le Maoulide célébré le 26 août à Mayotte : une fête au cœur de l'identité mahoraise

Après l'observation de la nouvelle lune, le Conseil cadial de Mayotte a fixé au mercredi 26 août 2026 la célébration du Maoulide, la fête commémorant la naissance du prophète Muhammad. Une date très attendue par la communauté musulmane de l'île, où cette célébration occupe une place centrale dans la vie religieuse et culturelle.

Une date fixée selon le calendrier lunaire

Le mois de Rabi Al Awwal 1448, troisième mois du calendrier lunaire musulman, a débuté le samedi 15 août dernier, à la suite de l'observation de la nouvelle lune. C'est sur cette base que le Grand Cadi de Mayotte a retenu le mercredi 26 août pour la célébration du Maoulide sur le territoire. Cette méthode traditionnelle, fondée sur l'observation directe du croissant lunaire, illustre l'attachement du territoire à des pratiques religieuses ancestrales, transmises de génération en génération.

Prières, chants et rassemblements dans les villages

Le Maoulide est célébré à Mayotte à travers des prières, des récitations du Coran, des chants religieux et des rappels de la vie et des enseignements du prophète. Des rassemblements sont organisés dans les mosquées et dans les villages, où les fidèles se retrouvent pour partager des moments de convivialité et de recueillement collectif.

À cette occasion, le Grand Cadi de Mayotte adresse traditionnellement ses vœux de bonne et heureuse fête à l'ensemble de la communauté musulmane de l'île, dans un esprit de partage qui dépasse souvent le seul cadre religieux pour rassembler familles et voisins.

Une fête ancrée dans l'identité mahoraise

À Mayotte, où l'islam constitue une composante essentielle de l'identité culturelle, le Maoulide dépasse la simple pratique religieuse : il s'inscrit dans un ensemble de traditions transmises depuis des générations, où le chant, la musique traditionnelle et les repas partagés occupent une place importante aux côtés de la dimension spirituelle.

Cette célébration rappelle, chaque année, l'attachement profond des Mahorais à leurs racines culturelles et religieuses, dans un territoire où le sacré continue de rythmer le calendrier social.


ARIARI NEWS souhaite un joyeux Maoulide à toute la communauté musulmane de Mayotte et des Comores.

Maeva Toumbou Dani, Miss Univers Mayotte 2026 : « c'est tout Mayotte que je vais avoir sur ma tête »

Le mercredi 19 août 2026, Maeva Toumbou Dani a officiellement reçu son diadème de Miss Univers Mayotte 2026, lors d'une cérémonie organisée au Conseil départemental. Une consécration qui la propulse désormais vers la compétition internationale de Miss Univers, où elle portera les couleurs du 101e département français.

Une remise de diadème chargée d'émotion

C'est au sein même du Conseil départemental que la nouvelle Miss Univers Mayotte a reçu officiellement son titre, dans une ambiance empreinte de fierté locale. « C'est tout Mayotte que je vais avoir sur ma tête », a confié Maeva Toumbou Dani à l'issue de la cérémonie, résumant en une phrase la responsabilité et l'honneur qu'elle ressent à représenter son territoire sur la scène internationale.

Cette distinction s'ajoute à un été particulièrement riche pour les concours de beauté mahorais, puisque la compétition Miss Mayotte, elle, avait déjà dévoilé ses propres candidates en vue de l'élection Miss France, portée depuis 2025 par Kamillat Hervian.

Un rayonnement pour l'image du territoire

Au-delà de la dimension personnelle pour la lauréate, ce type de titre contribue traditionnellement à la visibilité de Mayotte à l'échelle nationale et internationale, à un moment où le territoire cherche à se faire connaître autrement que par les seules difficultés qu'il traverse depuis le passage du cyclone Chido.

Les concours de beauté ultramarins jouissent d'un engouement particulier auprès du public, et la nouvelle Miss Univers Mayotte devrait bénéficier d'un fort soutien populaire dans les mois qui viennent, à l'approche de sa participation à la compétition internationale.


ARIARI NEWS suivra le parcours de Maeva Toumbou Dani et lui souhaite le meilleur pour la suite de l'aventure Miss Univers.

Port de Longoni : la collectivité prend les commandes au 1er septembre, entre espoirs et incertitudes

Après plus d'une décennie de gestion privée contestée, le port de Longoni, unique porte d'entrée maritime de Mayotte, change de mains. À partir du 1er septembre 2026, l'Établissement public du port de commerce de Mayotte (EPPCM) reprend officiellement la gestion du site, mettant fin à la délégation de service public confiée depuis 2013 à Mayotte Channel Gateway (MCG).

Une décision de justice, pas un choix politique

Ce basculement fait suite à une bataille judiciaire de plusieurs mois. La cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé début juin la résiliation anticipée de la DSP accordée à MCG, société dirigée par Ida Nel, critiquée pour des tarifs jugés abusifs et une gestion opaque. Les juges ont notamment pointé l'absence de publication de la grille tarifaire portuaire, un manquement à l'origine de la procédure engagée par l'Union maritime de Mayotte.

MCG avait de son côté fait valoir qu'un programme d'investissement de 250 millions d'euros pour moderniser le port serait compromis par cette résiliation — argument écarté par les juges, ce programme n'ayant jamais été validé par le département.

Pour organiser la transition, l'Assemblée de Mayotte a voté le 17 juin la création d'un établissement public industriel et commercial (EPIC), chargé d'assurer la continuité de l'exploitation en attendant la création d'un futur Grand Port maritime de Mayotte.

Une nouvelle grille tarifaire qui suscite le débat

Le conseil d'administration de l'EPPCM a validé, le 19 août, son budget ainsi qu'une nouvelle grille tarifaire, applicable dès le 1er septembre sous réserve d'adoption définitive. Elle couvre l'ensemble des prestations portuaires : équipements de levage et de manutention, entreposage des marchandises, conteneurs frigorifiques, services aux navires, sûreté portuaire, stationnement des poids lourds, plaisance et pêche professionnelle.

Si l'établissement assure que de nombreux tarifs restent inchangés — la location de la grue mobile portuaire demeure par exemple fixée à 34 euros par mouvement de conteneur — plusieurs acteurs économiques dénoncent de nouveaux frais, notamment sur les conteneurs, alors que certains attendaient au contraire une baisse des coûts avec le départ de MCG.

L'enjeu dépasse le simple cadre portuaire : plus de 95 % des marchandises consommées à Mayotte transitent par Longoni. Toute hausse des coûts portuaires risque donc de se répercuter sur les prix à la consommation, dans un territoire déjà confronté à une inflation difficile à supporter pour de nombreux ménages.

Une transition sous tension

À douze jours de la reprise, la collectivité affichait sa volonté de rassurer usagers, dockers et commerçants, tout en reconnaissant devoir encore composer avec l'ancien délégataire MCG et l'absence de calendrier précis de la part de l'État sur le statut définitif du port. Pour les commerçants qui importent leurs marchandises, l'impact réel des nouveaux tarifs reste, à ce stade, difficile à évaluer.

Le président du Département-Région, Ben Issa Ousséni, avait lui-même reconnu en juin que des incertitudes demeuraient sur la durée de vie de cette structure transitoire, en l'absence de décision définitive de l'État sur le statut futur du port.


ARIARI NEWS suivra de près la bascule du 1er septembre et ses conséquences concrètes pour les usagers et les consommateurs mahorais.

Rentrée scolaire 2026 à Mayotte : entre classes surchargées et alerte cybersécurité

La rentrée scolaire à Mayotte est fixée au lundi 24 août 2026. Entre 115 000 et 117 000 élèves sont attendus dans les établissements du territoire, un chiffre qui illustre la pression démographique constante pesant sur le système éducatif mahorais.

Un territoire toujours en tension sur les effectifs

Selon les données du rectorat, le premier degré compte 186 écoles maternelles, élémentaires et primaires réparties dans 11 circonscriptions, chacune accueillant entre 4 500 et 6 000 élèves. Le second degré rassemble 22 collèges et 11 lycées polyvalents, avec des effectifs en constante augmentation, notamment au lycée.

Cette pression se traduit concrètement sur le terrain : à l'école de Mzouazia, les parents d'élèves ont annoncé se mettre en grève dès la rentrée pour dénoncer la surpopulation des classes — certaines ayant compté l'an dernier plus de 34 élèves pour un seul enseignant, dans un établissement situé en zone inondable. Une réunion de crise entre rectorat, mairie et parents s'est tenue le 17 août pour tenter de trouver des solutions.

Face à cette croissance des effectifs, plusieurs chantiers de construction, de rénovation et d'agrandissement d'établissements sont en cours sur le territoire, et le rectorat poursuit ses actions de lutte contre le décrochage scolaire.

Une sécurité renforcée après une année plus apaisée

Le bilan du climat scolaire 2025-2026 dressé par le rectorat est toutefois plutôt encourageant : les atteintes recensées dans les établissements ont diminué de moitié entre octobre 2025 et mars 2026, une amélioration attribuée au renforcement du dispositif de sécurité. Ce dispositif doit encore s'étoffer à la rentrée 2026, avec notamment la possibilité de fouilles dans certains établissements.

L'OCOI alerte sur une vague de cyberattaques

Autre sujet de vigilance pour cette rentrée : la cybersécurité. L'Observatoire de la Cybersécurité de l'Océan Indien (OCOI) appelle parents, élèves, étudiants et personnels de l'éducation à la plus grande prudence face à une série de cyberattaques ayant touché plusieurs administrations françaises ces dernières semaines.

Mi-août, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) — qui gère notamment des établissements aux Comores, à Madagascar, à Maurice et aux Seychelles — a confirmé une intrusion dans son réseau interne, exposant les données de plus de 30 000 personnes (noms, fonctions, emails professionnels, établissements de rattachement), sans toutefois toucher les mots de passe. Fin juillet, un troisième incident en quelques mois a visé les agents du ministère de l'Éducation nationale. En avril, c'est la plateforme ÉduConnect, utilisée par les familles pour suivre la scolarité de leurs enfants, qui avait été touchée par une fuite concernant 3,5 millions d'élèves à l'échelle nationale.

L'OCOI rappelle que plus les données volées sont nombreuses et croisées, plus les tentatives d'arnaque deviennent difficiles à détecter, et invite les familles mahoraises à se méfier de tout message urgent réclamant un paiement, un changement de mot de passe ou l'envoi de documents personnels.

Une académie encore fragile face au risque numérique

Ce contexte s'inscrit dans un constat plus large : Mayotte ne dispose pas encore d'un centre d'alerte et de réaction aux attaques informatiques (CSIRT) territorial pleinement opérationnel, l'écosystème cyber local restant embryonnaire malgré le déploiement d'une nouvelle stratégie nationale de cybersécurité pour la période 2026-2030.


ARIARI NEWS souhaite une bonne rentrée à tous les élèves, familles et personnels de l'éducation de Mayotte.

Semaine mondiale de l'eau à Mayotte : sensibiliser face à une crise qui dure

Du 24 au 28 août 2026, la Semaine mondiale de l'eau se tient sous le thème « l'eau pour les populations et le progrès ». À Mayotte, où l'accès à l'eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux foyers, cet événement prend une résonance particulière.

Des journées de sensibilisation dans le Nord de l'île

Dans ce contexte de crise de l'eau qui perdure, la Croix-Rouge française organise, à travers son dispositif Eau Hygiène et Assainissement (EHA), des journées de sensibilisation du 24 au 27 août dans trois villages du Nord de Mayotte. L'objectif : renforcer les connaissances des habitants sur le transport et le stockage de l'eau afin de prévenir les maladies hydriques, promouvoir les bonnes pratiques de gestion de l'eau à domicile, et alerter sur les risques liés aux mauvaises pratiques d'hygiène.

Le programme se déroule sur trois sites :

  • 24 août à Bandraboua (plateau de Handrema) : accès à l'eau potable pour tous à travers les bornes fontaines et monétiques
  • 25 août à Mtsamboro (place publique de Mtsahara) : orientation vers l'accès à l'eau et santé de proximité
  • 27 août à Mtsangamouji (Dalage de Chembenyoumba) : démonstration des étapes de mise en place d'une borne fontaine monétique et du stockage de l'eau à domicile

Ces actions mobilisent bénévoles de la Croix-Rouge, relais communautaires, associations et institutions locales.

Une crise structurelle qui touche tout le territoire

Cette semaine de sensibilisation intervient alors que plusieurs villages continuent de faire face à des perturbations de distribution. Ces derniers jours encore, la Société Mahoraise des Eaux (SMAE) a signalé des coupures touchant les villages du Nord ainsi que Tsararano et Ouangani.

La crise de l'eau à Mayotte n'est pas nouvelle : le territoire connaît des épisodes de sécheresse sévère depuis 1997, avec des tours d'eau organisés régulièrement dans plusieurs communes. Les ressources disponibles — nappe phréatique, retenues collinaires de Combani et Dzoumogné, usine de dessalement, rivières — restent structurellement insuffisantes face à une demande en forte croissance, dans un contexte où les infrastructures de production et de distribution peinent à suivre.

C'est d'ailleurs l'un des sujets qu'Édouard Philippe a choisi d'aborder lors de sa visite du 22 août, avec une étape à la retenue collinaire de Combani auprès du Syndicat des eaux de Mayotte — signe que la question de l'eau reste, plus d'un an après le cyclone Chido, l'un des dossiers les plus sensibles du territoire.

Des bornes fontaines monétiques pour sécuriser l'accès

Le déploiement de bornes fontaines monétiques, mis en avant lors de ces journées de sensibilisation, constitue l'une des réponses concrètes apportées ces dernières années : ces équipements permettent un accès à l'eau potable même en période de coupure du réseau classique, moyennant un système de paiement à la consommation.


ARIARI NEWS continuera de suivre l'évolution de la situation hydrique à Mayotte, un enjeu qui reste central pour la vie quotidienne de nombreux foyers.

À Mamoudzou, trois marches blanches pour dire stop à la violence

Le dimanche 9 août, environ 700 personnes ont défilé à Tsoundzou 1 pour dénoncer la violence qui frappe la commune de Mamoudzou. Cette marche clôturait une série de trois mobilisations organisées en réponse à trois meurtres survenus en l'espace de quelques semaines dans la commune.

Trois meurtres, trois villages, trois marches

Ces dernières semaines, trois homicides ont été perpétrés à Mamoudzou, dans les villages de Kawéni, Vahibé et Kwalé. Face à cette série de drames, le Comité des Sages de Mamoudzou, la Fédération des associations culturelles et cultuelles ainsi que le conseil cadial ont décidé d'organiser une réponse collective : trois marches blanches, une dans chacun des villages endeuillés.

La première s'est tenue le 26 juillet à Kawéni, la deuxième le 2 août à Vahibé, et la troisième le 9 août à Tsoundzou 1, réunissant environ 700 participants — la plus importante mobilisation des trois. Des élus de la municipalité de Mamoudzou, reconnaissables à leurs écharpes tricolores, ont pris la parole lors de ces rassemblements, aux côtés d'une prière contre la violence.

« Il fallait une action pour montrer à la population qu'on est derrière elle, que ces actes barbares doivent prendre fin », a expliqué l'un des sages à l'origine de l'initiative. Au-delà du message adressé aux autorités, ces marches visaient aussi la jeunesse : « qu'ils comprennent que les parents, les grands-parents sont contre ces actes, [...] et qu'ils restent du côté de leurs parents. »

Un message porté par les générations

Ce qui frappe dans cette mobilisation, c'est son caractère intergénérationnel : sages, élus, familles et jeunes ont marché ensemble dans les rues des trois villages concernés, portant un message commun de rejet de la violence et d'appel à la responsabilité collective.

Cette initiative s'inscrit dans un climat où la question de la sécurité reste une préoccupation majeure pour de nombreux Mahorais, comme le confirment régulièrement les prises de parole d'élus et d'associations locales sur le sujet.


ARIARI NEWS salue la mobilisation citoyenne de Mamoudzou et continuera de suivre les initiatives locales en faveur de la paix sociale à Mayotte.

Vols Mayotte-Paris : La flambée des prix d'août met la diaspora sous pression

Par Mohamed - Journaliste AriariNews.fr
Mamoudzou / Paris, 23 juillet 2026

C'est le même rituel chaque été. Dès le mois de mars, les familles mahoraises installées dans l'Hexagone cherchent à rentrer au pays. Et chaque été, le même constat : un aller-retour Dzaoudzi - Paris en août flirte avec les 1000 euros. Pour 2026, la tendance ne s'inverse pas.

Selon nos relevés effectués ce 23 juillet sur les principales plateformes, le prix moyen d'un billet A/R pour la période du 1er au 20 août 2026 s'établit à 890 euros en classe économique, bagage en soute inclus. Certains vols affichés le week-end dépassent même les 1 150 euros.

Une ligne sous tension

Comment expliquer de tels tarifs ? Contactée, une source proche d'une compagnie desservant Dzaoudzi évoque trois facteurs.

Primo, une offre limitée. Seules deux compagnies assurent la liaison directe. Secundo, une demande qui explose en été, portée par près de 50% de la population mahoraise vivant hors de l'île. Tertio, le coût opérationnel de la ligne, l'une des plus longues du réseau français avec plus de 8 000 km.

"On n'est pas sur une ligne Paris-New York avec 15 vols par jour. Chaque siège compte", confie cette source sous couvert d'anonymat.

La débrouille de la diaspora

Face à ces prix, la communauté s'organise. Dans les groupes WhatsApp "Ariari Za Dounia" que nous avons consultés, les astuces circulent.

La plus efficace, selon plusieurs témoignages recueillis à Marseille et à Lyon : éviter les vols du samedi.

"J'ai économisé 210 euros juste en décalant mon retour du samedi au mardi", témoigne Anfi, étudiante mahoraise à Toulouse, interrogée par AriariNews.

Autre technique : dissocier l'achat. Acheter le billet sec, puis ajouter le bagage 48 heures plus tard permettrait d'économiser jusqu'à 40 euros par rapport à un achat packagé.

Les aéroports alternatifs sont aussi plébiscités. Atterrir à Marseille ou Lyon puis poursuivre en TGV reviendrait, selon nos simulations, à 150 euros moins cher qu'un direct pour Paris-CDG.

Ce qu'il faut retenir pour payer moins

Notre rédaction a compilé les recommandations :

1. Anticipation : Le meilleur créneau d'achat pour août est entre janvier et mars. Passé ce délai, chaque semaine fait grimper le prix de 5 à 7%.

2. Flexibilité : Les vols du mardi et mercredi après-midi sont statistiquement les moins chers.

3. Vigilance : Les agences de Mamoudzou gardent des quotas intéressants pour les familles nombreuses ou les voyages avec colis, souvent plus compétitifs que le web dans ces cas précis.

L'Autorité de la concurrence a été saisie à plusieurs reprises sur la question des prix ultramarins. Aucune mesure de plafonnement n'est à ce jour envisagée pour 2026.

L'appel de la rédaction : Vous voyagez en août ? Partagez le prix que vous avez trouvé en commentaire avec votre date de voyage. AriariNews mettra à jour cet article en temps réel avec les meilleurs bons plans repérés par la communauté.

Mohamed, Fondateur AriariNews.fr - Média de la diaspora mahoraise et comorienne.

Le cri du cœur de Mohamed : le calvaire des bacheliers mahorais bloqués à Mayotte
Société & Éducation

Le cri du cœur de Mohamed : le calvaire des bacheliers mahorais bloqués à Mayotte

Par MOHAMED | Publié aujourd'hui

Chaque année, l’obtention du baccalauréat est synonyme de soulagement et d’avenir pour des milliers de jeunes. Pour de nombreux bacheliers à Mayotte, ce diplôme s'est pourtant transformé en un ticket pour l'incertitude. Faute de liaisons fluides, de visas ou de dispositifs d'accompagnement suffisants, ces étudiants étrangers et locaux se retrouvent bloqués sur l’île, invisibles et privés de leur rentrée universitaire en France métropolitaine.

Un parcours du combattant administratif

Pour Mohamed, l'avenir s'annonçait brillant après des mois d'efforts intensifs. Admis dans la filière de son choix dans l’Hexagone, il pensait avoir fait le plus difficile en décrochant son précieux diplôme. C'était sans compter sur le mur administratif et logistique qui frappe de plein fouet le 101e département français.

Entre la lenteur de la délivrance des documents officiels, la complexité des démarches de mobilité et le coût exorbitant des billets d'avion en période de rentrée, le départ relève souvent du miracle. Pour les étudiants étrangers ou en cours de régularisation résidant à Mayotte, la situation est encore plus dramatique : les critères d’attribution des visas d'études et des titres de voyage se transforment régulièrement en un blocus inextricable.

« J'ai travaillé dur toute l'année sur Parcoursup. Voir ma place réservée à l'université et savoir que je ne peux pas m'y rendre parce que mes papiers sont bloqués, c'est une injustice profonde qui brise tous nos rêves », confie Mohamed, le regard lourd d'incertitude.

Des conséquences dramatiques : l'ombre de l'année blanche

Les répercussions de ce blocage sont immédiates et destructrices pour la jeunesse locale, installant une situation de précarité intellectuelle et sociale :

  • Le décrochage scolaire forcé : Ne pouvant pas assister aux cours magistraux ni aux travaux dirigés (TD) dès les premières semaines de septembre, ces bacheliers accumulent un retard pédagogique impossible à rattraper à distance. Beaucoup finissent par abandonner avant même d'avoir pu s'asseoir dans un amphi.
  • La détresse psychologique : L'attente interminable au fil des mois, l'isolement face aux administrations et le sentiment d'être des « laissés-pour-compte » brisent le moral de ces jeunes prometteurs.
  • Le gaspillage des talents : Mayotte, qui a cruellement besoin de cadres, de techniciens et de professionnels qualifiés pour son développement futur, voit sa propre jeunesse freinée dans son élan par des blocages structurels.

L'urgence d'une mobilisation globale

Malgré les efforts d'associations locales et les dispositifs d'aide à la mobilité comme ceux de LADOM (L'Agence de l'Outre-Mer pour la Mobilité), le compte n'y est pas. Les structures sur place sont saturées et les délais de traitement administratifs ne coïncident pas avec le calendrier universitaire national.

Les collectifs de parents et d'enseignants tirent la sonnette d'alarme : si rien n'est fait pour fluidifier les départs et sécuriser les parcours des bacheliers dès le mois de juillet, Mayotte continuera de voir ses enfants sacrifiés sur l'autel de la bureaucratie. Pour Mohamed et ses camarades, le temps presse. Les universités de Métropole ouvrent leurs portes, mais leurs chaises, elles, restent désespérément vides.